L’Italie, de vieilles villes en agrotourismo..( du 27 juillet au 3 août)

Après notre courte nuit sur le bateau, c’est fatigués que nous abordons le sol italien. Une baignade dans l’Adriatique nous ferait du bien mais impossible de se garer en cette saison touristique ! Heureusement une part de lasagnes réclamées par Sacha depuis des semaines, remonte rapidement le moral des troupes!

La foule au bord de mer nous conforte dans notre choix initial, nous visiterons les terres!

Nous passons donc notre première nuit italienne au pied d’un petit village. Deux vans arrivent en fin de journée sur ce parking peu fréquenté, la nuit s’annonce calme…que nenni! Pluies, éclairs, tonnerre se déchaînent dans le noir. La foudre tombe même, tel un feu d’artifice improvisé, sur un transformateur, à quelques mètres seulement de Loukoum!!

Après une courte balade dans le vieux village, désert, nous prenons la direction de Gubbio, village médiéval. Sous la pluie diluvienne, nous n’en verrons malheureusement qu’une petite partie. Nous trouvons refuge dans un petit café, qui fleure bon l’expresso, la foccacia et le gâteau aux amandes…

Le lendemain, nouvelle ville médiévale, Arazzo. Sous le soleil, la Toscane révèle ses vraies couleurs, jaune, ocre, Sienne…nous multiplions les visites d’églises, de la plus simple, avec ses murs blancs, ses fenêtres encadrées de noirs et blanc, son crucifix peint…. à la plus richement décorée, aux meubles dorés, à la chaire lourdement sculptée.

Les fortes chaleurs ne sièent décidément pas à Sacha. Tandis qu’Elise nous guide à travers les rues pavées, nous menant jusqu’à la place centrale, lieu de tournage de certaines scènes de « La Vie est Belle », son frère râle, vitupère…. » Quelle ville horrible!! Je veux partir » se lamente- t-il sans fin…une glace généreuse savammant dégustée ( c’est en effet un art véritable que de manger une glace à 30 degrés à l’ombre sans en laisser la moitié couler dans sa manche) a le don de calmer notre progéniture…grand seigneur, il accepte alors de visiter une dernière église la Basilique San Francesco  » j’ai pas le choix de toute façon »…

Nous savions Sacha sensible juaux lieux empreints de spiritualité, Mosquée en Turquie, stupa de Bodnath au Népal….et là à nouveau, l’effet opère…

« C’était trop bien » conclu notre fils, dont la promptitude à la métamorphose ne cessera jamais de nous surprendre….

Nous rejoignons notre  » agrotourismo » du soir à travers une campagne Toscane, baignée dans les lueurs dorées…

Le lendemain nous visitons la ferme de La Vialla. Comme nombre d’autres exploitations en Italie, elle fournit un terrain aux touristes nomades, en échange, ces derniers achètent un produit local ( bouteille de vin, saucisson, parmesan…). C’est le concept de l’agrotourismo.

La visite de La Vialla, bien rôdée, nous mène à travers le domaine: la minoterie ( la farine permettant de faire pain et gâteaux secs maison), la cave et ses vins naturels, la presse à huile d’olive…nous déjeunons de salades, charcuteries, pain et fromages maison, à l’ombre de la tonnelle…L’Asie avec ses tortues, ses riz frits et ses bananiers nous paraît déja bien loin…

Et encore c’était avant de connaître Bologne! Tout me séduit!! Les nombreuses arcades, les pizzas géantes, les églises aux multiples cours…c’est du haut des tours médiévales, 97 m de haut, 500 marchés, que sa splendeur se révèle !

Le soir, nouvel agrotourismo! Spécialisée dans le parmesan, c’est une coopérative qui propose un grand champ pour bivouaquer…

Peu à peu la frontière se rapproche. Nous passons notre dernière nuit à  » l’étranger », dans un ultime agrotourismo, vinicole cette fois. Dans la cour, une énorme caravane rose! C’est autour d’un menu italien bien complet et de quelques carafes de vin local que nous faisons connaissance avec sa propriétaire, Lucy. Cette Anglaise, maman d’un petit Vinie de 1 an, nous stupéfie par sa force de vivre!

Ce matin, Manu et moi nous réveillons emplis d’ambiguïté, alors que les enfants ne cachent pas leur joie: ce soir nous dormirons en France. Nous faisons étape à Susa, une petite visite des ruines romaines, une dernière glace, un petit expresso en terrasse, quelques achats souvenirs…

et il est temps, temps de remonter dans Loukoum, à l’assaut du dernier col….