De Dauphins en Némo (de Bohol à Cebu, du 23/04 au 7/05)

Nolwenn pour les NEMS

A Bohol, nous posons nos sacs dans le village de Baclayon. Hélène, petite bonne femme aussi haute qu’Elise nous y accueille avec un sourire et un sens de l’accueil incroyables.

Au petit déjeuner, clin d’oeil à notre journée, Elise s’amuse à modeler des petits tas de chocolat en poudre sur son toast.

Quelques heures plus tard, nous grimpons les vraies Chocolate Hills…multitudes de monts tous ronds qui doivent leur nom à leur couleur brune.

Les touristes sont nombreux mais la vue fait son petit effet. Nous avons maintenant rendez-vous avec les Tarsiers, singes si petits que des gardes inspectent la réserve tous les matins pour les repérer, accrochés à leur branche, et les pointer aux visiteurs. Nous craquons complètement pour ces minuscules primates, 10 à 15 cm, aux yeux immenses et au faux air de maître Yoda.

Dernière visite de la matinée, la maison Clarin, vieille maison coloniale datant de 1840 encore dans son jus et envahie de termites. Mais avec ses murs en bois, ses hauts plafonds, sa douce lumière tamisée, le petit courant d’air frais qui traverse les pièces de vie à l’étage, elle est bien agréable à découvrir. L’histoire familiale transparaît sous forme de diplômes accrochés au mur, de costumes, chic ou militaire, de vaisselle fine… Manu déniche même, dans une vitrine poussiéreuse, une bouteille de Veuve Cliquot datant de 1989!!!

5h15. Je n’ai jamais vu les enfants bondir aussi vite du lit à une heure si matinale. C’est qu’aujourd’hui est une journée très spéciale, on va voir les dauphins!!! Hélène, petit déjeuner sous le bras, nous escorte jusqu’au bateau. Nous partageons la traversée avec Markus et Dorinda, Hollandais très sympas en voyage au long cours. Après une mémorable séquence « dauphins » que je laisse Sacha vous conter, nous passons la journée sur l’île de Pamilacan.

C’est fou comme le temps passe vite à ne rien faire…baignades, farniente, petite balade dans le village et il est déjà temps de rentrer…

Un tricycle, un ferry puis un bateau de nuit plus tard, nous abordons aux aurores les côtes de Biliran…l’île montagneuse nous accueille auréolée de sa brume matinale.

Nous dormons deux nuits sur la plage de Talahid au Coconut Grove Resort, guesthouse très simple, les pieds dans l’eau. C’est le week-end, les Philippins en profitent pour se retrouver en famille, entre amis. Ils louent un « cottage », entendez par là une table protégée par un toit en paille, apportent des kilos de riz, du poulet, un cochon grillé parfois. Les adultes papotent autour d’une bonne bière pendant que les enfants barbotent dans l’eau…ils se livrent aussi à leur loisir préféré, le karaoké, le volume sonore remplaçant souvent la justesse de la voix!!

Nous prenons nos quartiers dans la « cantine » du lieu. Nous y sommes servis comme des rois.

Le propriétaire nous explique que la plage de Talahid est une affaire familiale. D’ailleurs son cousin nous propose en fin de journée de nous amener, moyennant le prix du gasoil, sur l’île d’en face qui fait de l’oeil à Manu depuis notre arrivée. Il était à deux doigts d’y aller en pédalo! Après 10 minutes de traversée nous accostons ce petit bout de sable. Quelques paillotes mais surtout un snorkelling très chouette à quelques mètres de la plage. Le lendemain, nous louons un pédalo, véritable vélo sur l’eau très rigolo.

Coconut nous plaît bien mais l’appel des montagnes qui nous surplombent est trop fort. C’est décidé nous logerons chez Manro, plus précisément dans la maison de sa famille d’accueil, absente actuellement. La terrasse donne sur les montagnes, en contrebas quelques îlots semblent flotter sur la mer. Le panorama est époustouflant, le coucher de soleil extraordinaire.

Manro, notre hôte, fan de Bob Marley a appelé son fils Julian Mar.

D’une énergie incroyable, il nous prépare nos repas, se démène pour nous trouver un bateau pour la prochaine destination, Malapascua, nous accompagne en moto jusqu’à un petit volcan.

Pendant 1 h, nous parcourons une route sinueuse entre palmiers, rizières et petits villages. Les enfants, en vacances, sont nombreux à jouer dans les cours poussiéreuses. Sur la route, des centaines de petits logements, tous identiques, totalement vides, attirent notre attention. Manro nous explique que le gouvernement a fait construire ces maisons pour les plus pauvres qui vivent sur la côte. Mais comme le travail manque dans les montagnes, personne ne vient…Manro se désespère de cet argent public jeté par les fenêtres.

Le lendemain, Manro nous dépose au port et nous nous installons tant bien que mal dans le petit bateau de pêcheurs qui nous mènera jusqu’à Malapascua. Malgré les planches en bois peu confortables pour nos fessiers, je ne vois pas passer les trois heures de traversée. L’embarcation fend la surface turquoise, à peine quelques vaguelettes….

Par sa vie de village, ses longues plages de sable blanc, son marcché de nuit Malapascua nous séduit d’emblée. A peine installés, nous nous dirigeons vers French Kisses Diver, école de plongée francophone. Elise, Manu et moi y passerons notre Open Water ( niveau 1 de plongée) et Sacha y fera deux plongées. Entre les cours théoriques et les plongées d’apprentissage, le rythme est soutenu, surtout pour Elise qui révise chaque jour, même le soir face à ses bananes frites caramélisées. Nos instructeurs de plongée, Julien, Loïc et Céline, sympas et compétents, nous forment dans une atmosphère détendue.

Ce matin, après un dernier cours, c’est l’heure du fameux test. 50 questions et seulement 5 erreurs autorisées. A nos stylos! Les fronts sont froncés, l’attitude studieuse…Julien s’absente de la pièce et nous en profitons pour demander discrètement à Elise si elle a besoin d’aide. Mais avec sa probité légendaire, elle s’offusque  » laissez moi faire toute seule! Si je ne l’ai pas c’est que je n’étais pas assez prête ! » Avec seulement 2 erreurs au test et des plongées validées, Elise obtiendra haut la main son premier niveau comme ses parents d’ailleurs!!

Le soir, au bar du club de plongée, nous trinquons à nos diplômes, Open water pour nous, certification de baptême de plongée pour Sacha, avec Julien et Céline. Marion, ancienne gendarme à Vern sur Seiche qui suspecte fortement d’avoir verbaliser Manu pour un stop à peine « glissé », est aujourd’hui instructrice de plongée. Ce soir, elle fête son départ pour l’Indonésie. Nous les laissons à leur soirée qui semble prometteuse, pour nous installer, les pieds dans le sable, chez « Angelina’s ». Une fois n’est pas coutume, ce soir c’est pizza!

Une dernière journée farniente à Malapascua, une nuit à Cebu et nous décollons pour Bali. Mais ça, c’est une autre histoire…

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