Pingyao, the last but not least (du 27/03 au 30/03)

Nolwenn pour les NEMS

« Quoi? Encore une vieille ville?!! » soufflent les enfants quand ils apprennent notre nouvelle étape. Nous partageons leur doute, Pingyao sera notre quatrième « vieille ville » en Chine, peut-être celle de trop? D’autant plus qu’elle est, de loin, la plus connue, inscrite sur la majorité des parcours des touristes, locaux comme étrangers.

D’emblée, Pingyao déploie ses charmes pour nous séduire. De nuit, nous traversons les vieilles rues pavées, désertées en cette heure tardive, éclairées doucement par ces fameuses lanternes rouges. Nous nous installons dans notre chambre, aux fenêtres en bois ajouré, donnant sur une antique cour intérieure parfaitement restaurée, typique des maisons chinoises de l’époque. On s’y sent bien…

Nous restons 4 jours à Pingyao, le temps nécessaire pour flâner sur les remparts, souffler des bulles de savon auprès des joueurs de cerfs-volants, découvrir encore et encore les trésors de la street-food chinoise, le temps de visiter les temples et anciennes maisons reconverties en musée.

Pingyao a connu une période florissante du XIV ème au XIX ème siècle grâce à son système bancaire et à son monopole sur la licence du sel impériale. La ville a essaimé des succursales dans tout le pays, créant des chemins commerciaux extrêmement rentables. La banque Rishengchang, créée en 1823, reflète cette prospérité. Les caves voûtées, qui servaient de coffre, sont actuellement garnies de milliers de lingots en carton pâte et sécurisées par des gardes et comptables en tenue d’époque ( vive le plein emploi!). L’ensemble, loin d’être ridicule, nous ramène plusieurs siècles en arrière…

Des sociétés d’escorte (dont nous visitons un ancien siège) permettaient de protéger les caravanes qui transportaient lingots et devises. Les hommes, surentraînés et grassement payés, mourraient rarement dans leur lit…

Les voleurs quant à eux se retrouvaient enfermés au sein du palais de justice. Les enfants s’étonnent de l’exiguïté des geôles sommaires mais sont surtout horrifiés par les différents instruments de torture…du pilori en passant par la mutilation ou les selles cloutées, l’imagination humaine a peu de limites en ce domaine. Nous discutons de l’efficacité de dissuasion de ses moyens de rétorsion. Sacha concluant par  » ouais, mais y’en a qui ne se font jamais prendre!!! »

Entre deux visites, Elise va se ravitailler auprès d’un vendeur de rue. Elle raffole de ses gâteaux ronds, fourrés au sésame. Au bout de trois jours, il la hèle dans la rue et lui fait de sacrées ristournes.

Dans notre guesthouse, nous rencontrons aussi deux mamies voyageuses très sympa. Jeannick, professeur à la retraite, connaît l’Asie comme sa poche et ne tient jamais en place. Son souci du moment: après 3 mois de vadrouille et achats de souvenirs comment transporter ses 40 kg de bagages!?!? Florence, quant à elle, ancienne infirmière, a passé un diplôme de Français Langue Étrangère. Après une courte expérience dans une ville humide et grise du pays, elle parcourt la Chine avant de partir travailler en Australie. Deux chouettes rencontres.

Il est déjà l’heure de prendre le train de nuit direction Pékin. Mais ça, c’est une autre histoire !!

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