DE KEP AU DELTA DU MEKONG (les 30 et 31/01)

NOLWENN pour les NEMS

Hier soir en rentrant de la plage, quelle anticipation!, nous avons déjà réservé/ négocié un tuk-tuk jusqu’à la frontière.

Vers 6h30, serrés comme des sardines pour nous protéger du vent frais du matin, nous parcourons nos derniers kilomètres cambodgiens.

En parcourant les blogs sur le Vietnam, en échangeant avec des voyageurs, nous avons lu/entendu beaucoup de choses sur le pays: arnaques en tout genre, notamment sur le prix des transports, impression d’être pris pour des usines à dollars….c’est donc sur nos gardes que nous faisons nos premiers pas sur le sol vietnamien. Dès le poste frontière, nous menons notre première négo… nous tendons notre e-visa au douanier. Nous désignant tout un tas de passeports dont dépassent un billet de 1 $, il nous demande la même somme par personne. Il nous suffit d’un « why? » tout étonné et innocent pour échapper au bakchih. Puis vient l’épreuve, des moto-taxis, indispensables pour rejoindre la ville la plus proche…nous réussissons à faire baisser le prix initial par 4! Nous montons donc à 2 par moto, plus le chauffeur, ça fait 3, plus les sacs à dos, ça fait….beaucoup trop!!!! Les 18 km qui nous séparent de la station de bus nous semblent bien longs à Elise et moi, mais nous arrivons sans dommage à destination. Manu et Sacha nous talonnent de peu. Mais c’est là que les choses se gâtent…Nous repérons rapidement la femme qui dicte les prix des billets de bus, qui les impose aux voyageurs…une sacoche de billets autour de la taille, un talon de tickets à la main, elle nous fusille du regard, me faisant presque regretter l’affabilité de notre ancienne, et légendaire, boulangère…une forte prise de bec oppose d’ailleurs notre futur chauffeur à cette maîtresse femme, il refuse de nous prendre, jette l’argent par terre…au final, sans comprendre les raisons d’un tel revirement, nous montons dans son bus, en payant le prix touriste…

Malgré les températures élevées, notre arrivée à Chau Doc me refroidit: la guesthouse le long d’une rue très passante, les 10 minutes de marche le long de cette fameuse avenue, entre poussière et motos, avant de trouver un boui-boui qui sert du com ga (riz-poulet)….heureusement le poulet frit est croustillant, la salade de concombre rafraîchissante et la cuisinière aux petits soins avec les enfants! Dans l’après midi, la terrasse en centre ville qui nous accueille quelques heures pour les devoirs, une manille et notre incontournable apéro frontière finit par nous réconcilier avec cette ville. Le soir, au marché de nuit, nous dînons avec un voyageur français. Nous choisissons soigneusement notre table, loin du chanteur ambulant dont les décibels nous percent les tympans…mais, hélas, à peine sommes nous installés devant notre soupe, que notre castafiore au masculin arrête sa moto et sa sono à 50 m de nous!!!

Il est temps maintenant de vous dévoiler quelques aspects cachés de la vie en voyage. Habituellement nous nous contentons d’écrire  » après le petit déjeuner, nous filons visiter les environs en scooter »….nous omettons alors de vous relater « le sketch du casque »! En effet, les casques proposés par les loueurs sont rarement à la taille des enfants. Il faut donc essayer 3 ou 4 casques, puis user de subterfuges divers et variés pour combler l’espace restant avec un chignon, pour Elise, un foulard….ensuite il faut régler les différentes sangles, si possible sans pincer la peau si fine, là, sous le menton….ensuite, il nous faut essayer les scooters, vérifier les freins, l’ouverture des coffres, le niveau d’essence, le trajet sur maps.me (carte des lieux sur une appli non connectée)…bref, il nous faut entre 45 min et 1 h, entre le moment  » on est devant les scooters » et celui « on démarre en scooter »… Sans compter le fatidique « attends, j’ai oublié la crème solaire/mes lunettes/ la bouteille d’eau » du dernier instant….

Ce matin nous ne dérogeons pas à la règle et c’est vers 11h30, devoirs faits, que nous prenons la route direction le parc national et sa mangrove.

Manu réussit à éviter les grands axes et nous mène à travers villages et rizières, un vrai régal…

Mais, Elise, la première à adorer ces balades en scoot, commence à se plaindre de la tête. Mal de tête que je mets sur le compte d’un casque mal réglé…mais quand nous nous arrêtons pour déjeuner, elle s’affale dans un hamac. Son front est brûlant et elle tient à peine debout. Nous avalons vite fait un Fried rice puis retournons directement à la guesthouse. En passant devant l’embarcadère, le bateau qui parcourt la mangrove nous fait de l’oeil ….mais l’état d’Elise empire et il nous tarde d’arriver ! Nous avons entendu parler de cas de dengue dans la région et les symptômes étant très proches, je commence à m’inquiéter. Heureusement, super Charlotte, notre médecin à distance depuis le début du voyage, prend le temps de me répondre et de me rassurer. Nous passons donc le reste de la journée, allongés sur le lit, à regarder « camping paradis » sur mon téléphone. Être malade a parfois du bon!

Demain nous devions nous lever aux aurores pour découvrir, en bateau, le marché flottant puis une île Cham, musulmane. Mais n’étant pas des tortionnaires, quoiqu’en disent parfois nos enfants, nous renonçons à mettre le réveil.

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