Katmandou Bhaktapur du 1er au 3 novembre

De Manu pour les Nems

Nous décidons de quitter le brouhaha de Katmandou pour la petite ville de Bhaktapur plus tranquille. Là aussi, la place historique est marquée par les séquelles du tremblement de terre. Monuments effondrés, maisons fissurées, batiments étayés et d’autres fraichement reconstruits.

Notre technique est éprouvée : on se pose dans un café avec nos sacs à dos ; l’un d’entre nous part prospecter les guesthouses. Notre dévolu se porte sur Ganesh guesthouse. Quelques Routards semblent y élire domicile pour quelques mois (toujours bon signe). Les enfants font la tête « mais moi j’aime pas dormir sur un matelas par terre » sur ce coup-là, ils seront vite versatiles.

Lors de notre première soirée nous faisons connaissance avec un couple d’Espagnols, Gaëlle une voyageuse au long cours sans billet retour et un couple de Français Camille et Sam. C’est sans parler du boss Dibbesh. Dibbesh est un personnage haut en couleurs, farceur, bretteur et surtout un infatigable conteur. Faut dire qu’il a vécu l’animal : propriétaire d’un restaurant à Katmandou, gérant d’un hôtel à Pokhara, 2 ans au Japon, des escapades à droite et à gauche… Un hôte avec lequel il se prend en sympathie lui dit lors d’une virée qu’on devine arrosée « et si on partait en Chine ». Le lendemain Dibbesh fait route à moto vers l’ambassade depuis l’aéroport, se fait renverser en chemin (faut le voir mimer le vol plané en disant qu’il avait lévité comme le dalaï-lama), repart et se retrouve en Chine avec son nouveau pote 48 heures plus tard. Suite à l’accident son dos lui fait mal, il consulte un médecin traditionnel chinois crac-crac… c’est encore pire : le dos est de plus en plus douloureux. Finalement direction l’hôpital, résultat : 7e vertèbre cassée, immobilisation 1 mois! Mais l’homme ne tient pas en place et repart une semaine plus tard contre l’avis médical.

Dibbesh et Gaëlle évoquent la semaine du tremblement de terre (et répliques) ; ils nous content la stupeur puis l’angoisse de ne pas savoir où sont les proches et les voyageurs à qui ils ont conseillé de visiter le village devenu lieu de l’épicentre…

Dans l’après-midi visite du Centre Happy Kids Center dirigé par Helen, une Americaine qui voue ses jeunes années aux enfants (filles surtout) de Bhaktapur. Le centre fonctionne comme un centre de loisirs ouvert : les jeunes filles fabriquent des bracelets vendus aux touristes, elles récoltent le fruit des ventes abondé par l’association. Un nouvel abondement a lieu lors du mariage des jeunes filles, l’association participe ainsi à la dot. Une seule condition : que le mariage ait lieu aux 18 ans révolus de la mariée ; l’objectif étant d’éviter les mariages précoces des adolescentes et favoriser leur scolarisation.

Nous participons au tissage de bracelets ; les jeunes filles sont très fières de nous apprendre la technique.

En fin de journée, dans la cour, trois fillettes s’exercent à la danse. Gracieuses, elles maîtrisent l’exercice. Les mains s’agitent en cadence en maintes circonvolutions. Il s’agit d’un entraînement en vue de Diwali, fête des lumières, qui aura lieu dans une semaine. Un couple de jeunes Français qui travaille régulièrement au Centre nous raccompagne à la guest house où ils ont élu domicile.

Ils nous racontent les traditions népalaises. Sam me montre un temple abrité dans une petite cour : en fait celui-ci est posé sur des essieux. Lors de la grande fête de la ville, il parcourt les rues. C’est le dieu de la ville qui doit rencontrer sa déesse. Dans la rue, les Népalais, d’habitude si placides, entrent en transe, les victimes piétinées ne sont pas rares.

Nous apprécions l’athmosphère de la ville, ses ruelles aux maisons de briques et bois sculptés, ses minuscules restos à momos, ses femmes qui évantent leur récolte de riz, ses enfants si prompts à nous saluer d’un franc « namasté », le défilé de ses habitants qui déposent leurs offrandes dans les temples aux aurores…

De retour à Ganesh GH, Sacha joue au carrom (billard népalais) avec le fils des propriétaires pendant que Bobby, sa mère, nous régale de chop-suey (pâtes frites non grasses).

Délicieux! Ce séjour se termine par une sympathique soirée lors de laquelle Dibbesh offre un t-shirt aux enfants qui voyageront désormais fièrement sponsorisés.

2 réflexions sur « Katmandou Bhaktapur du 1er au 3 novembre »

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