LA CAPPADOCE ( du mardi 2/10 au samedi 7/10)

Nolwenn pour les NEMS

17 ans après notre premier voyage en Turquie, nous nous arrêtons à Avanos, ville des potiers en Cappadoce. Dans son atelier, un potier modèle un vase arrondi. Sous les yeux ébahis des enfants, un bloc brut d’argile prend vie, s’allonge, ondule, s’étire, se gonfle jusqu’à sa forme finale…mais ce n’est pas tout de faire dans la culture locale, il est grand temps de combler un manque flagrant dans notre éducation. Pour cela nous choisissons un café agréable, aux assises recouvertes de tapis, nous commandons tchai (thé) et apple tea (granulés de sucre aromatisés et dilués dans l’eau chaude). Ainsi parés, nous dégainons les cartes et apprenons les règles de la manille aux enfants. Ils se prennent facilement au jeu et témoignent d’une bonne tactique. Mamie Monique et Papi Roger n’ont qu’à bien se tenir, les soirées sarthoises risquent d’être bien animées!

Si Avanos est préservé, Goreme est envahi par le tourisme. Nous nous réfugions au « Panorama camping ». Nous y profitons de la piscine et surtout du café avec sa vue imprenable sur la vallée et ses cheminées de fée.

Ces fameuses « cheminées de fée », qui font la renommée de la Cappadoce, sont de réelles incongruités géologiques. La couche inférieure subit l’érosion tandis que la couche supérieure, ici du basalte, résiste aux attaques du temps. Il fut facile aux habitants de creuser dans la roche friable des habitations, églises, pigeonniers. Le paysage ainsi façonné est le terrain de superbes randonnées.

Aux aurores, nous sommes réveillés par un bruit sourd de soufflerie juste au dessus de nous….le spectacle des centaines de montgolfières survolant la vallée au lever du jour est réellement magique.

Quelques jours plus tard, Christine et Claude, deux Français sur les routes d’Europe et de Turquie pour un an, seront dans une de ces nacelles. Merci à eux pour la photo de Loukoum prise du ciel!

Sur la route de Sultanhani, nous explorons la vallée de l’imaginaire (voir le texte d’Elise) puis nous nous arrêtons à Kaymakli, l’une des villes souterraines de Cappadoce. 5me siècle avant JC, les habitants de la région ont creusé cette ville sur 8 niveaux afin d’échapper aux invasions et persécutions. La visite des 4 niveaux ouverts au public est très ludique. Nous longeons les longs tunnels étroits de communication, nous nous invitons dans les salles à manger rondes, encerclées de cavités faisant office de chambre. Un peu plus loin, Sacha s’interroge sur l’utilité de cette grosse pierre en forme de disque. Il s’ agit des portes que l’on roulait en cas d’invasion. Nous traversons une église, une cave à vin, une cuisine aux murs noircis avant de nous retrouver à l’air libre. En parlant d’air, un ingénieux système de puits creusés profondément permettait l’aération complète de la ville.

Nous arrivons devant la majestueuse porte du caravansérail de Sultanhani juste avant la fermeture.

Cette journée bien remplie se termine par un match de foot avec les enfants du propriétaire du camping.

Nolwenn pour les NEMS

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