Du lac de Van à Kayseri (28 septembre-1ier octobre)

Par Manu pour les Nems.

Nous quittons avec regret la région de Van pour une longue route (plus de 1000 km) qui doit nous amener en Cappadoce, région centrale de la Turquie que nous avons choisi d’explorer.

Nous faisons un détour par la vallée du Munzur, où l’ambiance contraste avec les localités précédentes : larges avenues à l’européenne terrasses mixtes, tenues vestimentaires décontractées ; nous attribuons cette ambiance à l’ethnie majoritaire dans cette vallée : les Zaza. Sur les conseils des habitants, nous prenons un itinéraire « bis » pour quitter la vallée. Surprise : notre GPS nous indique que la route s’arrête sur un cul de sac. Interloqué nous suivons les locaux pour aboutir à un embarcadère et nous retrouvons sur un ferry au coucher du soleil suivis par une nuée de mouettes. Le capitaine passe la barre quelques secondes à nos deux moussaillons. Nous longeons une forteresse Seljoukide située sur un îlot. Après 6h de route, cette croisière surprise à de quoi rasséréner l’équipage.

Levé aux aurores le lendemain, direction le garage. Notre diagnostic était le bon : les amortisseurs fatigués par les routes géorgiennes doivent-être changés. Le garagiste aux gestes surs démonte les pièces concernées pendant que Nolwenn sympathise avec la femme du patron qui nous offre de délicieux baklavas ; pâtisserie qui ferait passer le kouign-amann breton pour une recette Weight Watchers.

Les roues sont remise en place, le mécanicien propose de vérifier le parallélisme sur la route lui-même. Il prend le volant de loukoum à mes côtés et il faut le voir bomber le torse en saluant fièrement tous les collègues du quartier. Pas tous les jours qu’on peut conduire un camping-car dans l’Est de la Turquie.

A Karatan, aux portes de la Cappadoce, le restaurateur de la station service nous demande « je peux vous aider? ». Onur a vécu 7 ans à Caen, il est de retour au pays auprès de sa femme malade. Comme toujours pas de problème, des solutions : Branchez-vous là, votre voltmètre est HS, voici le mien…Après une nuit sur le parking de l’auberge, Onur nous souhaite bonne route et nous offre 1 kg d’un excellent fromage local.

A Kayseri, nous découvrons le bazar et le passage devant une boutique de 6 mètres carrés, siège d’un artisan couturier me donne une idée. Je lui montre le maillot Mbappe de Sacha, L’homme comprends de suite notre attente. Il met le maillot devant sa machine choisis un modèle sur PC, calibre la taille du motif à broder, choisis soigneusement l’emplacement et c’est parti. 5 minutes plus tard, Sacha repart ravi avec un maillot Equipe de France estampillée de sa deuxième étoile. Un peu plus loin nous parvenons dans l’antre des vendeur de tapis. Le marchand exhibe différents modèles en expliquant tradition et techniques de tissage. Kilim, tapis simple noeuds…fasciné par les couleurs d’un grand tapis je commets l’irréparable erreur dans demander le tarif. C’était mettre le doigt dans l’engrenage et une heure après nous sortons du bazar délestés de nos Euros mais les bras alourdis d’un tapis avoisinant les 20 kg! c’est pas comme s’il nous restait 8000 km et 10 mois de voyage !

Manu pour les Nems

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