POSOF KARS : 17 -18 Septembre par Manu

Nous entrons en Turquie par le poste frontière de Posof. Le trafic est quasi inexistant à ce point de passage où nous nous retrouvons seuls entre un poids lourd Bélarus et un camion Turc. Nous revoici en Turquie. Nous évoluons dans un paysage relativement vert, de moyenne montagne aux grandes vallées ouvertes.

Il est l’heure de se restaurer et dans cette petite ville c’est jour de marché : les paysans du coin sont venus vendre leurs pastèques, leurs tomates et leurs Grenades. Les étals sont approvisionnés de produits variés. Chacun s’active, le marché grouille. Ça n’est pas la frénésie stambouliote mais la Géorgie est déjà loin. Après un repas complet (7 € pour 4) et après avoir répondu à une demi-douzaine de villageois curieux de notre nationalité, nous reprenons la route pour Kars. Le paysage se fait de plus en plus aride. Kars est la grande ville de la région et c’est l’occasion d’une pause technique : coiffeur, courses, forfait téléphonique, vérification de la pression des pneumatiques etc…

https://youtu.be/mew1WcbtalA

Deux joueurs d’oud, assis dans une petite maison de thé semblent jouer pour eux-mêmes ; ils nous font signe de les rejoindre. Les deux hommes jouent et chantent comme des pros ce qu’ils sont peut-être. Après quelques chants traditionnels, le chanteur à l’oeil pétillant décide de reprendre sa dernière ritournelle en personnalisant les paroles avec nos quatre prénoms. Si la version originale faisait sourire l’auditoire, force est de constater qu’avec nos prénoms tout le monde a le rire aux lèvres…nous aussi même si on n’a pas tout compris! Nous quittons nos artistes sur des « bienvenue en Turquie » et « j’aime la France » qui nous mettent en joie. Fort de nos nuits parfois agitées lors de notre précédent passage dans le pays, nous empruntons les chemins de traverse et quittons Kars pour bivouaquer sur une piste à l’écart d’un village. Il y a un terre-plein avec des engins de travaux derrière lesquels je gare Loukoum.

Il fait nuit noire, soudain du bruit, puis « Toc-toc! », j’ouvre une fenêtre. Une dizaine de Kurdes dont le plus âgé m’adresse la parole. Je finis par comprendre que c’est le berger voisin qui habite en contrebas qui veut simplement nous souhaiter la bienvenue. Il nous confirme qu’on peut dormir sur cet emplacement sans souci. Notre nuit sous un ciel étoilé sera effectivement reposante, seul le ronflement du tractopelle dont le chauffeur attend avec le sourire notre départ pour pouvoir démarrer sa journée, nous extrait des bras de morphée.

Manu pour les Nems

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