TBILISSI ( du 31/08 au 2/09)

Nolwenn pour les NEMS

Avant de partir, Mamuka nous offre des gâteaux et des cafés en signe d’amitié. Il refuse même que nous payons notre dernière nuit. Le sens de l’accueil des Géorgiens dépasse clairement nos cadres de références français!

La matinée, nous visitons deux monastères. En Géorgie, les monastères sont nombreux mais chacun possède son charme propre. Guelati prend ses aises sur une large esplanade herbeuse . L’église, centrale, recèle des peintures bien conservées. C’est l’occasion de raconter aux enfants quelques scènes bibliques que ces mécréants ne connaissaient pas. A quelques mètres de l’église, se dresse le traditionnel clocher, un peu plus loin une petite chapelle, un grande grange rénovée, et isolées du bruit des visiteurs, les logements des moines. Motsameta, bien plus modeste, mérite le détour par son emplacement, à flanc de falaise. Je me plie volontiers à la tradition, en passant courbée, 3 fois, dans un passage étroit situé sous l’autel. J’espère que mon voeu se réalisera!

Le lendemain, nous gagnons Tbilissi, la capitale. Depuis nos déboires stanbouliotes, nous craignons toujours les grandes villes. Mais Tbilissi nous accueille dignement et nous trouvons à garer Loukoum à 2 stations de métro du centre ville historique. Nous commençons par visiter le Musée National de Géorgie. Heureusement pour les enfants que l’heure du déjeuner est proche car nous y serions restés plusieurs heures tant le fond de ce musée est riche. Au second étage, une salle déroule toute l’histoire de l’occupation soviétique en Géorgie de 1921 à 1991. Et hop, petite leçon d’histoire sur le communisme, l’URSS, les goulags….en voyage, les cours d’histoire ne respectent pas forcément les programmes officiels mais n’en sont pas moins réels! Les salles inférieures exposent plus classiquement les objets divers et variés trouvés lors de fouilles. Mais la finesse de réalisation de broches en métal, de minuscules sculptures de corps de femme en argile ou encore de poterie en forme de cheval, datant de 7 millénaires avant JC ne peut qu’émouvoir. Il faut encore descendre un étage pour découvrir les joyaux du musée, à savoir les monnaies mais surtout la joaillerie, des diadèmes incrustés de pierres, des pendentifs en or ciselé…..

L’après-midi, nous découvrons les rues escarpées de Tbilissi, ses vielles églises arméniennes accolées à de petites places ombragées. Nous redescendons vers le fleuve en téléphérique.

Le soir, restaurant typique. Sacha y découvre avec enthousiasme la spécialité de champignons cuits au four dans un plat en terre. Il en commandera ensuite à plusieurs reprises, mais son jugement restera sans appel: » les meilleurs, c était à Tbilissi« .

Le 2ème jour dans la capitale commence par une escapade jusqu’à la cathédrale Samba, cathédrale qui domine Tbilissi tant par sa situation géographique, à flanc de colline, que par sa grandeur. Sa construction a fait polémique: par son gigantisme elle écrase les autres édifices religieux historiques et, surtout, elle a été construite sur un ancien cimetière arménien. Même si le cimetière a été déplacé, ça fait désordre! Puis nous nous perdons quelques heures dans les puces qui s’ étendent autour d’un des nombreux ponts de la ville. Elise et Sacha pensent fort à leur tante Marjorie et à sa passion pour les tasses à motifs bleus.

balade aux pucesEn déambulant dans le centre touristique, nous tombons par hasard sur Arnaud et Elise, Belges croisés à Mestia. Nous décidons de manger ensemble le soir. Elise nous donne RDV près de  » la tour tout droit sortie de Alice au Pays des Merveilles ». Mais avant de nous restaurer, destination les bains. Sacha, fort de son expérience turque, hésite fortement avant de suivre Manu du côté des hommes. Si les extérieurs sont charmants, les bains publics en eux-même sont moins typiques qu’à Safranbolu. Mais après les douches froides et express dans Loukoum, Elise et moi profitons avec délice de l’eau chaude, légèrement soufrée, qui s’ écoule en continu des robinets suspendus. Autour de nous, des femmes de tout âge se savonnent, se shampooinent, se font masser en papotant tranquillement.

Récurés de la tête aux pieds, nous rejoignons nos voyageurs belges via une petite rue piétonne. Entre chiens et loups, le soleil couchant éclaire les églises d’une douce lumière dorée, un artiste chantonne un air empli d’une mélancolie slave. Il est des moments en voyage que l’on savoure tout particulièrement…ce sentiment d’être là, à sa juste place, au bon moment.

Elise et Arnaud rentrent en Belgique dans quelques jours après un an en globe-trotters. C’est donc logiquement, qu’autour de bières et vins locaux, nous discutons de Birmanie, d’ Indonésie…du plaisir de barouder, des réalités du retour, des nombreuses destinations qui nous font rêver….

Nolwenn pour les NEMS.

Une réflexion sur « TBILISSI ( du 31/08 au 2/09) »

  1. Merci pour ce partage de rêve, d’expérience « unique » … C’est sûr, on est très loin … des principes et idéaux français …
    Bravo et à très bientôt pour de nouvelles lectures … et photos !! Amitiés des Talhouas. Yann

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s