De David Garedja à la frontière Turque (du 13 au 17 Septembre)

Nolwenn pour les NEMS

Tôt le matin, nous voilà partis pour David Garedja, monastère troglodyte perdu dans la steppe. Échaudés par les routes de montagne, nous louons les services d’un taxi à partir de Roustavi, la ville la plus proche. Et bien nous en a pris! Pendant près de 45 min, nous suivons une piste qui serpente dans la steppe, à quelques encablures de la frontière de l Azerbaïdjan. Le taxi, vaincu par le dénivelé, nous dépose au pied d’un chemin pierreux qui monte jusqu’au monastère.

monastere david garedjaUn moine nous accueille et nous invite à entrer dans l’église troglodyte. Cette dernière est toute simple, sans peinture murale. Le reste du monastère est fermé au public, mais avant de nous laisser partir, le religieux s’ absente quelques minutes. Il revient avec du pain, cuit sur place dans un four traditionnel, et le partage entre nous et un autre couple de visiteurs. Nous le remercions sincèrement de son accueil et rejoignons le taxi…..escortés par les chiens du monastère, alléchés par l’odeur du pain frais! Le taxi nous fait quelques frayeurs en s’égarant dans cette grande plaine herbeuse. Mais, évitant avec brio une tortue qui traverse le chemin, il parvient à bon port. A Roustavi, nous faisons quelques emplettes au petit bazar. Les femmes, un foulard coloré sur les cheveux, leurs salades de légumes sur l’étal, nous ramènent quelques années auparavant, au grand bazar de Tashkent en Ouzbékistan.

bazar roustaviIl y a quelques semaines, nous décidions de ne pas aller en Iran: l’impossibilité d’y laisser notre Loukoum en hivernage pendant nos 8 mous en Asie du Sud Est rendait cette destination trop compliquée. Ce matin, après moults hésitations, c’est l’Arménie que nous biffons de notre trajet. Plusieurs facteurs ont pesé dans la balance: les tracas réguliers liés à Loukoum et le manque d’autonomie des batteries cellules, l’état des routes en Arménie et surtout notre désir de limiter les kilomètres pour profiter pleinement.

Laissant le lac Sevan et les vieilles églises orthodoxes derrière nous, nous gagnons Borjomi, ville thermale sur le chemin de la Turquie. Nous nous posons dans la cour d’un »family hotel », en pleine campagne. Le propriétaire s’asseoit d’autorité sur l’un des nombreux canapés installés sous le préau et discute longuement avec Manu à coup de « google traduction ». Le lendemain, notre randonnée à flanc de coteaux arborés se termine en beauté par une petite baignade dans des piscines, alimentées par des sources chaudes. En guise de cadeau de au-revoir, le propriétaire donne à Manu une bouteille en plastique, remplie du vin de la casa. Ce n’est malheureusement pas du Mukusani, notre pêché mignon, mais le geste nous touche! En partant, nous traversons Borjomi et ses rues touristiques bordées par de grands sanatoriums, fréquentés par la nomenclatura russe.

L’après-midi est consacré à la visite de Vardzia, site troglodyte dominant un canyon semi désertique. Notre guide anglophone nous mène à travers galeries, caves à vin, cavités, passages secrets et église, soucieuse que les enfants puissent suivre ses explications. Vardzia, construite en 1185, a pour vocation première d’abriter les 50 000 habitants de la vallée en cas d’invasion. Mais le Roi Tamar, qui en fait une femme, y installe ensuite un complexe monastique. Elle souhaite ainsi favoriser l’accès pour la population à la culture. Aujourd’hui, trois moines vivent encore sur place.

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Notre dernière nuit en Géorgie ne sera pas de tout repos! Après la visite du château d’Akhaltsikhé, mélange étrange et réussi de mosquée, église orthodoxe, bassin à la marocaine, medressa (école coranique), épaisses tours défensives à créneaux, nous bivouacons sur une grande esplanade qui jouxte les murailles et domine la ville. Trop bien! Mais des chiens errants, insensibles à notre besoin de sommeil, contrecarrent nos plans. Ils se donnent rdv sous nos fenêtres et aboient sans discontinuer pendant plus d’une heure, nous obligeant à changer de bivouac en milieu de nuit!

Nolwenn pour les NEMS

2 réflexions sur « De David Garedja à la frontière Turque (du 13 au 17 Septembre) »

  1. Salut les amis,
    On visite grace à vous ce coin du monde fatiscinant. Vous avez l’air en pleine forme.
    On aimerait vous envoyer chacun un oeil, une oreille et une joue pour vivre ça avec vous.
    En effet, Raphaël, parrain Manu pose souvent avec un verre de vin. Le voyage peut nous faire et nous défaire, mais ne change pas les principes d’un épicurien.
    Continuez à nous faire rêver
    Bizz à vous 4
    Lézard sans G

    Aimé par 1 personne

    1. Merci « Lézard ». J’aime bien quand on site Nicolas Bouvier, l’air de rien… Merci pour le clin d’oeil, concernant les « verres de vin », il s’agit évidemment de s’adapter à la culture locale et de profiter de ces gouleyants breuvages avant l’asie…

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