BATOUMI (du 20/08 au 23/08)

Nolwenn pour les NEMS

C’est donc de bon matin que nous nous présentons à la frontière. Manu passe en camping-car, les enfants et moi à pied. Elise saute de sa couette dans ses sandales et c’est donc en pyjama qu ‘elle fera ses premiers pas sur le sol géorgien. Puis petite baignade et sieste revigorante au soleil avant d’atteindre Batoumi. Batoumi, ville bordant une longue plage de galets,  nous surprend par son architecture hétéroclite: vieilles maisons traditionnelles à balcon en bois cohabitent joyeusement avec des bâtiments à l’ austérité soviétique, des églises arméniennes en pierre rosée, de vieux immeubles délabrés….

boutemi archit
centre ville de Batoumi

Le soir nous pique-niquons devant la fontaine musicale. Les jets s’amusent des touristes, variant hauteurs et couleurs en fonction de la musique. Elise s ‘approche dangereusement d’une passerelle surplombant la fontaine….et nous revient trempée mais hilare.

Le lendemain nous reprenons la route.
Les premiers jours dans un pays sont l’occasion d émerveillements, d’étonnements sur ce qui fera plus tard notre quotidien. Par exemple, en Géorgie, conduire est une expérience en soi. Une attention de tous les moments est sollicitée. Il faut louvoyer entre les nids de poule, les ralentisseurs, les tranchées dans le bitume, les branches basses des arbres, dangereuses pour la capucine de loukoum, les lacets de montagne, les pistes en gravier….nous croisons plusieurs fois des panneaux, panneaux sur lesquels l’état géorgien s’excuse de l’état des routes. Il faut aussi faire avec les voitures qui doublent à droite et celles qui choisissent la voie du milieu malgré une belle ligne blanche, les maroutchkas ( petits bus locaux) qui déboîtent sans prévenir….ce qui questionne Sacha « papa, les clignotants, ça n’existe pas ici? ». Mais aussi, il faut partager la voie avec les cochons, et surtout les vaches qui déambulent en liberté! Les klaxons n’intimident nullement les demoiselles qui s’abritent à l’ ombre des pruniers ou celles qui marchent nonchalamment au milieu de la route!  » vache grosse vache toute la journée tu mâches », chanson de G .DELAYE, devient notre refrain préféré.
A Zougdidi, nous visitons un vieux palais aux allures occidentales avant de nous diriger vers le marché. C’est un marché semi-couvert comme on les aime tant! Le quartier aux confiseries, succède à celui des primeurs, puis nous voilà entourés de plomberie, de corde, de roues de vélo. Des coiffeuses jouent des ciseaux et du sèche-cheveu dans de minuscules boutiques colorées. Un peu plus loin ce sont café, farine et pâtes qui sont vendus en vrac. Une vendeuse de légumes marinés offre des cornichons aux enfants, une vendeuse de pain tient à faire une photo avec Elise. Conseillé par un passant parlant anglais, Manu trouve le temple de la canne à pêche. A la sortie du marché, deux chalands se disputent avec véhémence, chacun défendant bec et ongle leur métrage d’étalage…. Les bras chargés de gâteaux secs, fruits, pain et lancer nous regagnons Loukoum, plus que ravis de notre balade.
Nous bivouacons près du barrage d’Ingouri. Avec ses 271 mètres de haut, il donne le vertige….

Nous terminons cette bonne journée en fêtant l’anniversaire de Manu autour d’un repas typique et de délicieux vins locaux. La pâtisserie n’est certes pas la spécialité du coin mais il faut bien souffler les bougies.

Nolwenn pour les NEMS

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