SAFRANBOLU

 Du 7 au 11 aout par Manu

Après une nuit en périphérie d’Istanbul nous reprenons la route vers l’est. Il est 7h du matin et la circulation est déjà très dense. Certains quartiers sont parsemés de tours flambant neuf. Ca n’est pas la défense mais ça y ressemble un peu, illustration de la politique d’Erdogan de grands travaux. De même les grands axes n’ont rien à envier aux routes françaises, même à Safranbolu 600 km plus loin où nous faisons étape. Cette ville d’architecture ottomane a su préserver ses vieilles bâtisses.

Safranbolu
Safranbolu

Safranbolu Sacha

Les aménagements touristiques ne semblent pas avoir dénaturé la cité. jadis prospère grâce au commerce du safran et à sa position sur les routes de la soie. Nous déambulons dans les ruelles escarpées bordées de maisons à pans de bois, de veilles mosquées et Caravansérail. Au détour d’une rue du quartier des dinandiers un homme travaille une pièce de métal brut et la transforme en plateau aux décorations ciselées.

Pour nous immerger dans la culture locale quoi de mieux que de tester le hammam. Elise et nolwenn auront droit à de longs soins. L’entrée réservée aux hommes est désertée par les locaux car c’est l’heure de la prière. Nous pénétrons dans la salle principale et après sauna et douche, le masseur nous rejoint. Tant qu’à faire nous avons opté pour peeling plus massage. L’homme qui nous est désigné est un Turc moustachu au physique impressionnant avoisinant le poids de 2 Manu. Le peeling au gant de crin est pour le moins rugueux puis l’homme applique un savon qu’il transforme en quantité de mousse. L’effet de douceur est, par contraste très agréable et commence à détendre mon épiderme. Après avoir balancé un seau d’eau pour laver tout ça, le massage débute et là ça démarre fort! « Crack » les vertèbres à droite « Crack » à gauche puis s’en suit un massage vigoureux. Un souvenir me revient de plus en plus clairement à l’esprit « la Grande Vadrouille » bien sûr. Sacha a été courageux et retenu ses larmes durant toute la séance. A la sortie aux questions des filles qui ont eu droit à une séance plus longue et beaucoup plus soft nous répondons un cœur « c’était un massage d’homme! ».

Nous reprenons la route pour la côte de la mer Noire direction Amasra. le village est très touristique et à la nuit tombante il nous est difficile de trouver un bivouac. Un Turc installé sur la plage du port nous invite à nous garer et nous offre quatre beaux maquereaux. Le barbecue face à la citadelle est aussi inespéré qu’unique. Il est suivi d’un petit feu d’artifice. Au lever nous faisons le tour du village, un peu trop touristique à notre goût.

Amasra 2
Amasra

Amasra presqu'ile

Une petite baignade et nous reprenons la route. Nous jetons notre dévolu sur le petit port de Kapisuyu. Nous nous installons sur le parking au-dessus de la plage face à la mer l’endroit est magnifique seul bémol : les vagues qui par moment dépassent les 2 mètres. Après trois semaines de voyage et presque 5000 km nous décidons de nous poser dans ce Port tranquille. Nous sommes régulièrement abordés par les estivants du hameau qui semblent tous se connaitre. Notre voisin, un Turc qui dort dans son combi et que nous surnommons « the Duke » tant il nous rappelle The Big Lebowsy ; vient régulièrement partager ses victuailles. En 3 jours sur la côte on nous aura offert : un plat de poulet, une salade, de la pastèque, 4 maquereaux à griller…quelle hospitalité! Un homme d’une soixantaine d’années nous aborde en français. Il nous explique son histoire et celle de son village : « lorsque j’étais enfant, ici on construisait des bateaux, de gros bateaux de pêche en bois, il y avait quatre cafés et une vraie vie. J’ai émigré en France à Montargis il y a 40 ans et je suis revenu ici il y a peu. La vie maintenant ici, c’est plus pareil. Mes enfants sont français et reviennent pour les vacances entre ici et Istanbul. Mais moi, je suis un étranger en France mais je me sens étranger ici aussi. »

Kapisuyu 1
dernier chantier naval à Kappisuyu

Kapisuyu 2Hélas notre deuxième nuit à Kapisuyu est plus agitée que la première. A 2h du matin des éclats de voix qui se rapprochent, une altercation bruyante, je pressens que ça peut dégénérer. Les belligérants ne vont quand même pas venir se battre auprès de Loukoum…et si : ça ne loupe pas, après 10 minutes de dispute et après avoir parcouru les 300 mètres du port ils viennent se battre derrière Loukoum la police est présente les belligérants montent en voiture et démarrent en trombe. Le lendemain matin les locaux viennent, honteux au nom du village s’excuser du comportement de leurs compatriotes. Nous garderons cependant un excellent souvenir de cette étape et des turcs rencontrés.

Manu pour les Nems

2 réflexions sur « SAFRANBOLU »

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